La café marron un café pas si mauvais !

Posté le Vendredi 24 avril 2009

Journal de pharmacie et des sciences accessoires

Publié par L. Colas Fils, 1822

« C’est pourquoi nous sollicitons de tous les voyageurs qu’ils recueillent avec soin tous les divers matériaux qui leur tombent sous la main, dans les climats lointains qu’ils parcourent. Certes, si des plantes, des animaux , des minéraux de nos propres contrées, sont quelquefois si curieux et si utiles, comment des objets nouveaux pour nous n’auraient-ils pas du prix à notre égard? Et ne peut-on pas rencontrer de ces substances, douées de propriétés puissantes , qui sont devenues la source d’un commerce opulent, comme le quinquina , la vanille, la cochenille, etc. ?

Nous nous empresserons de faire connaître les travaux des hommes zélés pour la science, et de payer un juste tribut d’éloges à leur mérite. Dans ce nombre nous nous plaisons à signaler M. Lesson, pharmacien de seconde classe de la marine royale. Il a bien voulu nous communiquer plusieurs substances intéressantes et peu connues qu’il a rapportées de ses divers voyages, et qui montrent combien il serait capable de plus grands travaux, s’il s’en trouvait chargé par la suite. Nous parlons ici avec d’autant plus de confiance que sa modestie égale son zèle.

Parmi les fruits, nous trouvons diverses espèces de ceux de palmiers, entre autres les fruits des cycas circinalis et revoluta, de Thunbérg, palmiers dont la moelle fournit de bon sagou, comme d’autres espèces. Ceux du ptiœnix de- clinata, du cap de Bonne-Espérance, se nomment café sauvage ; ils ressemblent à de petites jujubes, en sont portés sur un spadix à rameaux contournés. On les torréfie, ce qui développe une sorte d’huile empyreuniatique analogue à celle du café (i).

Les graines du café marron, ou café sauvage, qui croît spontanément dans les bois indigènes de l’île de Bourbon, sont fort différentes de celles du café d’Arabie, cultivé dans cette île. M. Lamarck avait désigné sous le nom de coffea borbonica, le café indigène de Bourbon , et présumait qu’on l’employait comme le café ordinaire. Il n’en est rien : celui-ci offre une saveur très-amère, vireuse , et même un peu vomitive, ce qui le rend impropre à servir pour l’usage ordinaire. D’ailleurs ce café sauvage de Bourbon est d’une forme allongée et pointue, en manière de corne, contenu dans une arille fendue dans sa longueur du côté intérieur, qui est aplati. Il y a deux semences accolées dans le même fruit ; la graine porte un sillon longitudinal aussi ; elle est cornée, d’une couleur terreuse, C’est une espèce très-distincte , et qu’on ne peut jamais confondre avec le café d’Arabie cultivé dans la même île. »

Les premiers colons y ont cru cependant les méthodes de culture n’étaient pas appropriés au début du 18ème siècle. Peu de colons disposaient du savoir-faire pour la préparation du café !

Certainement cet amertume aurait pu être corrigé une fois que le café soit cultivé et non récolté en forêt !

Le café marron pousse à l’état naturel à l’ombre ! Peut être qu’en plein soleil à une altitude correcte, on aurait retiré un bon café à la tasse !

En 1860, dans le volume II page 131 de l’album de l’île de la Réunion, d’Antoine Roussin, on peut lire « 

Ceux qui dénigrent cette variété bourbonnaise lui trouvent une vertu vomitive. Ils ne peuvent trouver mieux pour détourner d’elle tous les consommateurs. Comme tous les réunionnais qui l’ont bu journellement, affirment n’avoir jamais rien ressenti de tel, preuve est faite, que faute d’argument valable, la pire des armes, le mensonge a été utilisé pour limiter la diffusion de ce produit »

Nous avons d’un côté Antoine de Jussieu qui goûte en France ce café marron et qui précise que l’amertume peut être corrigé ! et Antoine de Roussin qui montre que ce café est consommé dans l’île plus d’un siècle et demi après son analyse !

« J’ai fait rôtir en même temps parties égales du café de Moka et de celui de l’île de Bourbon, et j’ai observé par l’odeur de celui_çi était pour le moins aussi agréable et aussi pénétrable que celle du premier. J’ai vu sortir de l’un et de l’autre de ces cafés cette huile don’ l’exhalaison produit cette odeur avec cette différence à l’avantage du café de l’île de Bourbon qu’il fournit une quantité plus abondante de cette huile et qu’il conserve plus longtemps ses esprits parce est d’une tissure plus ferme », d’ailleur Antoine de Jussieu explique que la mouture du café de bourbon conserve plus longtemps ses esprits ! »

Après un repas Antoine de Jussieu a même présenté ce café à des personnes qui n’ont point été instruites de l’existence de ce café et elle se sont aperçues d’aucune différence !

Il reconnaît que le café de bourbon avait une légère pointe d’amertume ! Le café au lait avec du café de bourbon aurait été selon lui meilleur qu’un café au lait à base de Moka !

Antoine de Jussieu ne cherche pas dans ses conclusions à disgréditer le Moka car bien ancré dans les moeurs alors même qu’un véritable plan de colonisation avait été rédigé depuis les bureaux de la compagnie en axant une culture spéculative le café à bourbon mais par la cherté du café d’Arabie causées par la difficulté de la communication et des changes, l’île Bouron disposerait d’une ressource propre au moindre frais  car ce café croît naturellement  dans l’île !

 

D’ailleurs le café marron voyagera en fraude pendant le 19ème siècle ! Lisez plutôt cet extrait de l’ouvrage :

Essai sur l’histoire du café

Par Henri Welter

Publié par C. Reinwald, 1868

« BOURBON. — On cultive dans l’Ile de la Réunion trois variétés du cafier, dites Moka, Myrte et Leroy, et les cafés qu’elle nous envoie consistent parfois en un mélange, à proportions variables, de graines de ces trois plants, parmi lesquelles il n’est pas rare d’en avoir aussi qui viennent de l’espèce sauvage, appelée café marron. Mais le plus souvent les graines du plant Moka sont presque toutes mises à part et vendues comme oafé d’Arabie, et ce sont les deux autres variétés qui fournissent le peu de café de Bourbon qu’on expédie en Europe et qui se consomme principalement en France où cette sorte est très estimée. Les fèves sont petites, allongées, soit arrondies soit pointues aux deux bouts, d’un vert clair ou d’un jaune doré et d’une odeur agréable ; elles sont d’ordinaire couvertes encore en partie de la pellicule et le sillon est souvent légèrement denté aux bords.

Il y a encore une quatrième variété, dite café d’Eden, qui a été introduite d’Arabie dans ces derniers temps, à grains petits et réguliers, d’un arôme particulier très agréable, mais qui malheureusement n’est que peu cultivée. — Le café marron a une saveur forte et amère, et n’a guère d’autre mérite que de communiquer du montant aux sortes faibles ou avariées ; et à ce titre il est recommandé aux cafetiers qui pourraient tirer un parti avantageux de cette espèce qui est très peu connue en France.

Les cafés de Bourbon arrivent en balles de jonc de 25 ou 50 kilogrammes. La production de cette denrée a beaucoup diminuée dans l’île de la Réunion, pendant que celle du sucre y va toujours en augmentant : en 1817, elle a été de 3 ‘/, millions de kilog., tandis qu’en 1864 il n’a été exporté que 43,388 kilogrammes. »

D’ailleurs au concours national en 1860, le café marron paraît dans le catalogue des produits exposés.

Monsieur Lauricourt de Haulme et Trébouart d’Emmery présente ce café, il y a des personnes qui y ont cru !

de tout temps ! le café marron n’est pas si marron pas si sauvage mais naturel !

 

 

 

 

cafepei @ 13:51
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NOTES SUR LE CAFE MARRON 5ème PARTIE (A PEINE UNE DECENNIE DE CULTURE !)

Posté le Vendredi 24 avril 2009

 

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cafepei @ 12:32
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NOTES SUR LE CAFE MARRON 4ème PARTIE (Le café sous desforges-Boucher)

Posté le Vendredi 24 avril 2009

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cafepei @ 12:24
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LA MISE EN VALEUR DU CAFE MARRON A BOURBON (suite de notes sur le café marron)

Posté le Vendredi 24 avril 2009

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cafepei @ 12:09
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NOTES SUR LE CAFE MARRON IIIème PARTIE

Posté le Vendredi 24 avril 2009

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cafepei @ 11:59
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NOTES SUR LE CAFE MARRON IIème PARTIE

Posté le Vendredi 24 avril 2009

 

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cafepei @ 11:52
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La Réunion exporte un café aux extrémités pointues !

Posté le Mercredi 22 avril 2009

Monographie du café: ou, Manuel de l’amateur de café : ouvrage contenant la description et la culture du cafier, l’histoire du café, ses caractères commerciaux, sa préparation et ses propriétés

Par G.-E. Coubard d’Aulnay

 

Lisez l’extrait : « Depuis quelques années l’île Bourbon nous envoie une espèce de Café dont la fève est pointue à ses deux extrémités ; la couleur en est jaune, et son odeur est assez semblable à celle du thé. »

 

Ceci est surprenant car le café indigène n’est pas pointue aux extrémités seuls le café leroy est pointue aux deux extrémités !

Aussi, l’on peut conclure que l’exportation du café leroy a commencé vers la seconde moitié du 19ème siècle !

Par contre le grain de café pointu n’est pas jaune mais gris, seul le café marron jaunit en séchant !

 

cafepei @ 7:27
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café bâtard, café sauvage, café indigène, café MARRON ! de la Réunion

Posté le Mercredi 22 avril 2009

Au début de la colonisation,lorsque les navires de saint mâlo relâche à Bourbon pour y effectuer une escale de ravitaillement l’occasion fut pour les habitants de découvrir des rameaux de caféiers d’Arabie.

Saint-Malo illustré par ses marins: précédé d’une notice historique sur cette ville depuis sa fondation jusqu’à nos jours

Par Charles Cunat

Publié par Imprimerie de F. Péalat, 1857

 

 »Le 6 janvier 1708, deux bâtiments de 600 tonneaux, portant 50 et 40 canons, le Curieux et le Diligent, commandés par deux capitaines malouins, allèrent à Moka et effectuèrent leur retour le 12 mai 1710. Ils rapportèrent du café, de la myrrhe, de l’encens, de l’aloès, du baume de la Mecque et diverses autres drogueries. Un autre navire de Saint-Malo porta à Bourbon des plants de café; ce fut alors que les habitants de cette colonie reconnurent qu’ils avaient dans leurs montagnes un arbuste pareil. On en fit la confrontation. Ce dernier se trouva plus long, plus mince, plus vert et plus amer (1). Depuis  on cultiva des plants du café de l’Yémen et celui de l’île, ce qui devint une source de prospérité pour la colonie. »

 
(1) Ce café sauvage n’est pas aussi estimé que celui que l’on cultive dans les habitations ; on le désigne sous le nom de café roi.

 Commentaire : Il est curieux que dans ce document qu’on situe en 1708 la tentative d’introduction du café d’arabie en 1708 lorsque l’on sait que le café a été introduit en 1715. On sait par contre que c’est en 1709 que l’occasion fut donné aux habitants de découvrir des branches de café d’arabie ! Par contre il est curieux également que la café sauvage  soitdésigné sous le nom de café roi ! Pour le moment dans mon analyse bibliographique sur les documents du 19ème siècle c’est la première fois que le terme roi (qui désigne le café leroy) est associé au café marron !

P

 

Analysons ce document : Essai de statistique de l’île Bourbon

Par P. P. U. Thomas

 

 »Les premiers colons de l’île Bourbon y trouvèrent le café marron ou sauvage. Y serait-il indigène, ou y aurait-il été apporté par des navigateurs qui, sans y faire d’établissement, y auraient débarqué avant que les Français ne l’occupassent exclusivement? Cette double question ne sera vraisemblablement jamais décidée ; mais ce qui est certain , c’est que l’espèce actuellement cultivée vient d’Arabie, et qu’on est redevable de cette précieuse acquisition au capitaine Dufougerais-Grenier, expédié de France en 1717, sur le navire le Triton. Je vais exposer tout ce que j’ai recueilli à ce sujet.

A coup sûr, si le café avait été importé de Moka en 1716, le Gentil n’aurait pas manqué de le dire en 1717 , et il ne parle que du café marron. Cependant d’autres mémoires présentent des détails qui pourraient accorder les deux opinions. Suivant eux, le hasard qui amena en 1715 à Bourbon un navire marchand, à bord duquel étaient quelques plants de cafier chargés de cerises qu’il avait pris à Moka, donna Heu à quelques habitans de reconnaître que leur île possédait des arbustes semblables. M. Parât, alors gouverneur, se hâta de venir en France solliciter de la compagnie des Indes les moyens de pourvoir la colonie de plants du cafier de Moka. La compagnie partagea ses espérances : elle acquiesça à ses demandes, et M. Beau- voilier de Courchant, officier de marine, s’embarqua sur une flûte commandée par M. Dufougerais-Gre- nier. Ces messieurs rapportèrent en 1717 à Bourbon des plants de cafîer qui moururent tous, excepté Un. Mais celui-ci donna en 1718 trois à quatre cents grains, nu plus grand nombre eu 1719, et sept cent cinquante en 1720 : ces sept cent cinquante grains furent de suite mis en terre. On commença les plantations (ou transplantations) en 1726, et dès 1706 la colonie put livrer au commerce, disent les mémoires dont j’extrais ces détails, 16 a 1,800,000 livres de café, ou quinze à dix-huit milles balles de cent livres chacune.

 

On lit dans un mémoire manuscrit du chevalier Bancks, ancien habitant de l’île et dont j’ai connu le fils, que le cafier fut apporté directement de Moka à Bourbon en i -, \ 5. Le Gentil de la Barbinais, que je cite souvent parce qu’il donne des notions assez exactes sur la situation de la colonie en 1717, époque à laquelle il la visita , dit positivement : « Le café y croissait naturellement; mais c’est en le cultivant qu’on pourra le rendre bon. Ce café sauvage est plus beau, plus gros que celui d’Arabie, mais il est moins onctueux, plus amer, d’un parfum moins agréable. Il pourrait, avec le temps, devenir » l’objet d’un grand commerce.»

Commentaire : Je peux commencer à confirmer que le terme vernaculaire marron apparaît au début du 19ème siècle !

car c’est le premier document du début 19ème siècle (datant de 1828)  dans lequel on peut découvrir le terme vernaculaire marron !

Plus loin dans le document on peut découvrir ceci :
« Il
existe dans la colonie deux autres variétés du cafier. L’une, que l’on nomme café d’Eden , est produite par un arbuste moins élevé et plus délicat que celui cultivé généralement. Ses feuilles sont d’un vert plus clair et rougeâtres à leur extrémité ; sa fève est plus rapprochée de la forme sphérique. L’autre variété a retenu le nom de café le Roy. Il paraît qu’il y a environ vingt-cinq ans , un capitaine de navire marchand qui venait de la côte orientale de l’Afrique, en apporta quelques grains dont M. Bordier, ingénieur de la colonie, à qui il les donna, fit un semis. Il en distribua les plantes à plusieurs habitans de la partie du veut. Cet arbuste est pyramidal et s’élève moins que le premier dont j’ai parlé. Ses branches partent toutes de la tige; elles sont plus rapprochées les unes des autres et moins rameuses ; elles conservent plus long-temps leurs feuilles. Ce cafier s’arrange mieux des régions élevées et froidos. Il s’accommode des terrains pierreux, et il est cultivé avec avantage dans les hauts des habitations , dont la terre végétale a été en partie entraînée par les pluies vers les plaines. Il rapporte davantage, le grain est plus alongé, plus amer; cependant la différence est peu sensible quand il a vieilli et il est aussi riche en parfum et en huile essentielle que celui cultivé dans les bas. »

Commentaire : Il existe deux espèces ou quatre ?

On sait que le moka a été introduit en 1715 ce qui fait une espèce cultivée

Que le café leroy aurait été introduit ce qui fait une deuxième espèce

Que le café d’aden aurait été introduit ce qui fait une troisième espèce

Que le café marron sauvage poussait dans l’île ce qui fait une quatrième espèce

Or l’auteur parle de deux espèces le leroy et le café d’aden !

Si on suit son explication le café leroy aurait été introduit il y a 25 ans, l’ouvrage étant publié en 1828 cela ramène la date d’introducion du Leroy à 1803 Euhhhhh !

 

 

 

 

cafepei @ 6:58
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exportation du café Leroy et mauritiana à partir de la Réunion !

Posté le Mardi 21 avril 2009

Le café moka fut longtemps la culture principale de l’île et sa seule richesse. Introduit à la suite delà découverte du café indigène (Coffea mauritiana Lamk.) dans les forêts de l’intérieur, sa culture s’étendit vite; il a donné, en 1817, jusqu’à 3,531,000 kilogr. de fèves. Cette culture à peu près abandonnée, même à St-Leu où se récoltait celui de meilleure qualité, a été introduite avec succès dans les cirques de l’intérieur, et surtout à Salazie, où pourtant on a eu d’abord de nombreux mécomptes, le café moka ayant entièrement péri peu après les premières récoltes, par suite d’un excès de végétation. Le seul café qui convienne à cette localité et à toutes celles un peu élevées est le café Leroy (Coffea laurina D. C.), dont malheureusement la qualité est bien inférieure à celle du moka. Quant au café indigène, appelé dans le pays café marron ou sauvage, on ne l’a jamais cultivé, sa saveur étant beaucoup trop forte et bien moins agréable que celle de toutes les autres espèces. On pourrait cependant par des mélanges en tirer un très-bon parti dans les établissements où l’on tient moins à la qualité qu’à la force.

On cultive aussi, mais peu et comme agrément, le café myrthe et le café d’Eden ou d’Aden, deux variétés du moka, dont les fèves, surtout les dernières, sont d’une petitesse et d’une régularité remarquables. Il est à regretter que le produit de ces deux espèces soit si minime; car la qualité en est réellement supérieure.

(sources 
Notes sur l’Ile de la Réunion (Bourbon)

Par Louis Maillard

Edition: 2

Publié par Dentu, 1862

 

Force est de constater que le café sauvage de notre île obtint son nom vernaculaire au début du 19ème siècle ! Le mot marron désigne une plante indigène ou endémique dont les caractéristiques morphologiques ont des similarités avec une plante introduite à Bourbon !

Aussi, il existe des textes qui montrent que le café marron était cultivé et commercialisé et d’autres textes montrent que l’on n’en faisait guère un commerce !

 

La même année G Imhaus publie
Notice sur les principales productions naturelles et fabriquées de cette Ile: Ile de la Réunion

Par G. Imhaus Publié par Imp. de E. Donnaud., 1862

A la page 68, on peut découvrir que ce café sauvage était fort recherché en France même si le breuvage est fort amer ! car on pouvait le mélanger avec d autres cafés !

 

Alors pour des ouvrages paraissant la même année tous les deux sont d’accord pour dire que le café Leroy est d’une qualité largement inférieure au café introduit en 1715 à partir de Moka, d’ailleure G. Imhaus montre que le café Leroy occupe le dernier rangs des espèces cultivés de par sa saveur !

 

Par contre, avec l’expérience de Frappier, on voit également que le café Leroy pouvait obtenir un meilleur résultat part son traitement post récolte !

 

On est d’accord, le coffea mauritiana est fort amer mais était il cultivé ? on sait d’après G Imhaus que les planteurs avaient défrichés vers 1860 les hauts de cette île pour l’utilisation du bois d’oeuvre et la confection de charbon, aussi on peut supposer qu’à moins d’être planté, les cultivateurs n’avaient guère l’envi de monter dans les hauts pour récolter les baies de café marron !

 

 Culture et production du café dans les colonies  Par Aubry Le Comte publié en 1865, lisez l’extrait :

Production à la Réunion. — Le café Bourbon est très-recherché sur tous les marchés européens ; mais sa production, qui était de 3,531,000 kilogrammes en 1817, a beaucoup diminué par suite de nombreux coups de vent et surtout de la maladie des bois » noirs.

On compte dans la colonie cinq sortes de café :

1° Le café Bourbon ( coffea arabica ) introduit d’Arabie et le premier cultivé dans l’île, facile à élever, aimant l’ombrage et rapportant de bonne heure (120 francs les 50 kilogrammes) ;

2° Le café Leroy (coffea laurina), plante robuste, croissant facilement sans abri, grain pointu à l’une de ses extrémités (100 francs les 50 kilogrammes);

3° Café myrthe (variété moka), remarquable surtout par sa longévité (120 francs les 50 kilogrammes); ;

4° Café d’Eden, rapporté de Hès (Yemen) par l’amiral Jehenne, le même que le café Foucard de la Guadeloupe ; grains petits et réguliers ; arôme particulier, très-agréable, malheureusement peu cultivé; , : . .. »..’<

5° Café marron, commun dans les hautes forêts de l’île, à grains aigus, d’un aspect étrange, à saveur forte et amère, enivrant lorsqu’il est infusé à l’état pur, très-agréable lorsqu’il est mélangé, employé surtout pour donner du montant aux cafés avariés ou faibles. Les cafetiers pourraient tirer un très-grand parti de cette espèce trop peu connue en France (80 francs les 50 kilogrammes).

L’exportation a été :

Pour 1863, de 76.571 kilogrammes.

Pour 1864, de 43.388 —

Exposants :

 

Administration locale. — Frappier.— David de Floris.— Ferdinand de Lanux. — Valmyre de Ricquebourg. — Chateauvieux. — de Kervéguen et de Trévise. — Mutel. — A Thibault

 

D’après cet ouvrage, on voit que le café Leroy occupe un bon rang deuxième café le plus cher tandis que le café marron lui est vendu c’est le seul ouvrage pour le moment que j’ai consulté et qui parle d’une exportation vers la France du café marron ainsi que de son utilisation.

A mon avis, il s’agit ici d’une projection car l’auteur parle au conditionnel, on sait qu’il est recherché !

 

 

 

cafepei @ 14:00
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Bory de Saint Vincent ! as tu vu le Laurina ? le café Marron ?

Posté le Mardi 21 avril 2009

Il apprend le départ d’une expédition scientifique organisée par le gouvernement et obtient grâce à celui qui lui tient lieu de père la place de zoologiste en chef à bord de l’une des corvettes participantes puis rencontre Bernard Germain de Lacépède, qui lui accorde sa confiance. C’est ainsi qu’après avoir quitté l’armée de l’ouest fin août puis obtenu du ministère de la guerre un congé indéfini, Jean-Baptiste Bory de Saint-Vincent quitte Paris le 30 septembre, arrive au Havre le 2 octobre et quitte la ville le 19 à bord de l’un des deux navires que le capitaine Nicolas Baudin emmènera autour du monde de 1800 à 1804, Le Naturaliste[2].

Il s’arrête lors d’une escale à l’île Maurice en mars 1801. De là, il rejoint le 23 mai 1801 la Réunion voisine, où il effectue en octobre et novembre 1801 l’ascension et la première description scientifique générale du Piton de la Fournaise, le volcan actif de l’île. (source wikipédia).

 

Je suis dessus et à la fois surpris car si on se plonge sur son ouvrage fort intéressant, Bory parle du café qui a été ontroduit d’arabie mais pas du café marron qui avait été pourtant selon les dire cultivés sur l’île ! Alors croyez vous qu’il aborde le café leroy, café pointu ! Malheureusement non !

Notons tout de fois que l’auteur s’expliques lui même « le café a été si souvent décrit et gravé, on l’a vu tant de fois dans nos moindres serres en Europe, que nous ne perdrons pas tems à le décrire »

 

Par contre, il expliques en page  15 qu’il en a vu également en traversant les bois de magnifiques pieds, chargés de fleurs et de fruits et provenant sans doute de graines transportées par les oiseaux ! AH BON !

 

Nul allusion à notre café marron, au café Leroy (introduit ou pas ?), Bory de Saint Vincent passe dans cette île après Philibert de Commerson et relate ses faits avant la parution de l’encyclopédie moderne de Poiret dommage il a fait le tour de l’île !

D’autres articles seront publiés à l’avenir !

 

 

cafepei @ 8:47
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