NOTES SUR LE CAFE MARRON IIIème PARTIE

Posté le 24 avril 2009

III L’avenir du café sauvage de Bourbon 

 Quel avenir le café sauvage a t’il connu par la suite ?

L’histoire de l’île connaît un important tournant à partir de 1715.

À la fin de cette année, deux événements bouleverseront le cours de l’histoire de cette île ce qui modifiera le paysage économique, agraire, humain de cette île pendant le XVIIIe siècle.

Le départ du gouverneur PARAT pour la France(1) et l’arrivée des premiers plants de café à Bourbon.

L’épisode de la découverte a été maintes et maintes fois abordées, à partir de la visite d’Hardancourt, du passage de Lagrelodière et de Dufresne D’Arsel en 1715 qui livre à Bourbon les premiers arabica de son histoire. Les habitants de l’île auraient une fois de plus signalé aux responsables de l’armement l’existence d’une espèce sauvage.

 

Plusieurs personnages rédigent des mémoires à cette occasion, d’abord les gouverneurs de l’île, d’Hardancourt, Lagrelodière et les récits des autres armements de cette époque repris par de célèbres narrateurs.

Tous ont pris connaissances de l’existence du café sauvage à des dates différentes.

Il paraît bien curieux qu’une fois rentré à Saint-Mâlo, que cette information qui arrive pour la première fois dans la bouche d’Hardancourt (l’une des personnes les plus importantes de la Compagnie des Indes) en 1711, que l’on soit encore en train de la découvrir et de la signaler pendant les armements qui suivront jusqu’à celui de 1715.

L’existence de cette espèce n’aurait-elle pas marqué un engouement aux yeux des responsables de la Compagnie.

 A ce moment là d’ailleurs Parat le gouverneur de l’île décide de lui même de partir pour la France en informer la cour royale. Il est facile de penser qu’à ces moments, qu’on s’entiche à le promouvoir aux armateurs qui passent tout en sachant qu’aucune décision n’est prise à partir du voyage d’Hardancourt. Peut-être aussi que le café sauvage n’est finalement pas un café en tout cas pas le cas d’Arabie aussi, on ne lui donne pas d’importance.

Que s’est-il passé alors ?

Il faudrait analyser les mémoires et récits complets de ces auteurs pour analyser les répercussions de cette découverte après les différents armements vis à vis des responsables de la Compagnie des Indes.

On sait de plus que Lacour gouverneur dans l’île depuis 1698 jusqu’en 1701, prétendit lui aussi avoir trouvé « dans les bois et dans les haies des fèves ou grains de café » dont il aurait fait l’essai, d’après le Mémoire sur l’isle Bourbon remis en 1717 par les directeurs aux nouveaux administrateurs. Ces nouveaux administrateurs comment ont- ils traité cette information ?

Si Parat connaissait la plante, alors pourquoi n’en fait-il pas part dans son mémoire, pour finalement (après le passage d’Hardancourt en 1711 et de Lagrelodière en 1715) prendre la décision d’aller défendre et proposer cette culture à la cour royale. Une décision qui arrive après son signalement peu avant 1710 par le Gouverneur Lacour, du passage de Louis Boyvin d’Hardancourt et de la fameuse expédition de découverte, de Lagrelodière en 1713 qui montre aux habitants un rameau de café d’Arabie, du Chasseur en 1715.

(auteur : cafepei)

Il n'y a actuellement pas de commentaire pour cet article.

Laisser un commentaire